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Locataire qui ne paie pas : vos droits et démarches à suivre

Laurent Francoeur

February 9, 2026

Locataire qui ne paie pas : stratégies pour récupérer les loyers impayés

Quand parle-t-on réellement de loyer impayé ?

Un loyer est considéré comme impayé dès lors qu’il n’est pas réglé à la date prévue au bail, même partiellement (Service Public).
Un simple retard peut paraître anodin, mais pour le bailleur, il doit être traité comme un signal d’alerte immédiat.

On distingue généralement :

  • le retard ponctuel (quelques jours),
  • l’impayé partiel,
  • l’impayé total récurrent.

Plus la réaction est rapide, plus les chances de régularisation amiable sont élevées.

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Pourquoi un locataire ne paie plus son loyer ?

Contrairement aux idées reçues, la majorité des situations d’impayés ne relèvent pas d’une mauvaise foi initiale. Les causes les plus fréquentes sont liées à des accidents de parcours.

Parmi les causes courantes :

  • perte ou baisse de revenus,
  • séparation ou problème familial,
  • mauvaise gestion budgétaire,
  • accumulation de charges imprévues,
  • précarité professionnelle.

Pour le propriétaire, la cause importe moins que la réaction. Une situation subie peut se résoudre, une situation ignorée s’aggrave presque toujours.

Les conséquences d’un locataire qui ne paie pas

Un impayé non traité rapidement entraîne des effets en cascade :

  • perte de trésorerie immédiate,
  • impossibilité d’honorer certaines charges,
  • stress et charge mentale pour le bailleur,
  • dégradation potentielle du logement,
  • procédures longues et coûteuses,
  • refus d’indemnisation par certaines assurances si le dossier n’est pas conforme.

Le temps joue presque toujours contre le propriétaire.

Délais et réalité des procédures : ce que les bailleurs sous-estiment

Beaucoup de propriétaires pensent qu’une expulsion est rapide. En pratique, les délais sont longs et très encadrés.

Tableau – Chronologie typique d’un impayé non résolu

Étape Délai moyen Impact pour le bailleur
Retard initial + relances 2 à 4 semaines Loyer perdu, espoir de régularisation
Commandement de payer 1 à 2 mois Frais juridiques, stress accru
Assignation et audience 2 à 4 mois Aucune rentrée financière
Délais de grâce accordés Jusqu'à 36 mois Encaissements étalés
Trève hivernale 1er nov au 31 mars Expulsion suspendue
Force publique Variable Délai imprévisible

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Conclusion : compter uniquement sur la procédure est rarement une stratégie gagnante.

Que faire immédiatement quand un locataire ne paie pas ?

Étape 1 : réagir vite, par écrit

Dès le premier impayé :

  • contactez le locataire,
  • privilégiez un écrit (mail + courrier),
  • demandez une explication claire,
  • documentez tous les échanges.

Un bailleur silencieux est souvent perçu comme un bailleur passif.

Étape 2 : proposer une solution amiable cadrée

Si la difficulté est réelle mais temporaire :

  • proposez un échéancier écrit,
  • fixez des dates précises,
  • ne modifiez jamais le bail oralement,
  • exigez un engagement signé.

L’amiable fonctionne seulement s’il est structuré.

Quand passer au juridique devient indispensable

Si aucune régularisation n’intervient rapidement, il faut enclencher la procédure sans attendre.

Cela passe par :

  • un commandement de payer via commissaire de justice,
  • l’activation éventuelle de la clause résolutoire,
  • puis la saisine du juge.

Retarder cette étape par crainte aggrave presque toujours la situation financière.

Pourquoi la prévention est la meilleure arme contre les impayés

Les meilleurs bailleurs ne sont pas ceux qui gèrent bien les impayés, mais ceux qui les évitent.

La prévention repose sur trois piliers :

  • sélection rigoureuse du locataire,
  • vérifications documentaires sérieuses,
  • sécurisation du paiement.

Un dossier mal contrôlé est souvent la première cause d’un locataire qui ne paie pas.

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Sécuriser les loyers : pourquoi les solutions classiques ne suffisent plus

Les cautions physiques peuvent être inefficaces ou longues à activer.
Les assurances loyers impayés sont utiles, mais strictes et parfois refusées selon les profils.

C’est dans ce contexte que des solutions hybrides, plus opérationnelles, prennent tout leur sens.

GaPayLo : sécuriser ses loyers avant et après l’impayé

GaPayLo se positionne comme une solution de sécurisation globale pour les propriétaires bailleurs confrontés au risque d’impayés.

Contrairement aux dispositifs purement assurantiels, GaPayLo agit en amont et en aval :

  • en amont, via une sélection rigoureuse et structurée des locataires,
  • en aval, via une garantie de paiement qui protège la trésorerie du bailleur lorsque le locataire ne paie plus.

Lorsque le locataire est défaillant, le propriétaire continue de percevoir ses loyers selon les conditions prévues, sans avoir à gérer seul les relances, le recouvrement ou les démarches complexes.

GaPayLo permet ainsi :

  • de lisser le risque financier,
  • d’éviter les situations de blocage,
  • de déléguer les étapes chronophages,
  • de garder une visibilité claire sur sa trésorerie.

Pour de nombreux bailleurs, cette approche réduit fortement l’impact réel d’un locataire qui ne paie pas, même lorsque la situation se dégrade.

Comparaison : sans sécurisation vs avec GaPayLo

Situation GLI classique Gapaylo
Locataire en retard Pas de paiement immédiat Paiement immédiat du loyer
Impayé prolongé Paiement en fonction des conditions du contrat Paiement automatique
Procédures Votre assurance s'en charge Gapaylo s'en charge
Charge mentale Variable en fonction des conditions Aucune
Visibilité financières Variable en fonction des conditions Visibilité complète
Coût 2,5 à 5% du loyer 36,90€ par mois (jusqu'à 800€ de loyer)

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Faut-il toujours aller jusqu’à l’expulsion ?

Non. L’expulsion est une conséquence, pas une solution.

Dans de nombreux cas :

  • un plan d’apurement bien cadré fonctionne,
  • une garantie de paiement absorbe le choc,
  • la situation se résout sans conflit majeur.

L’objectif du bailleur n’est pas de “gagner un procès”, mais de préserver ses revenus et son bien.

Erreurs fréquentes des propriétaires face aux impayés

Les plus courantes :

  • attendre trop longtemps,
  • ne rien formaliser par écrit,
  • espérer une amélioration spontanée,
  • lancer une procédure trop tard,
  • ne pas sécuriser les loyers en amont.

Ces erreurs coûtent souvent plus cher que la mise en place d’une solution préventive.

Agir vite pour sécuriser ses loyers

Un locataire qui ne paie pas n’est jamais une situation anodine.
La différence entre une difficulté passagère et un désastre financier tient souvent à la rapidité et à la méthode.

  • Réagir dès le premier impayé
  • Documenter chaque échange
  • Ne pas retarder les démarches
  • Sécuriser les loyers avec une solution adaptée

Des dispositifs comme GaPayLo permettent aujourd’hui aux propriétaires de ne plus subir les impayés, mais de les absorber sans mettre en péril leur investissement.

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Vie du bail

Préavis de départ d'un locataire : les règles pour les propriétaires bailleurs.

Pierre Caumartin

January 12, 2026

Quand le préavis commence réellement : un point de vigilance majeur

Le bailleur doit être particulièrement attentif à la date de réception du congé. Ce n’est ni la date d’envoi ni celle figurant sur la lettre qui fait foi, mais bien la date à laquelle le courrier est reçu.

Un congé transmis par lettre recommandée démarre le préavis à la date de première présentation du courrier. Une remise en main propre n’est valable que si elle est accompagnée d’un récépissé signé. En cas de doute ou de contexte conflictuel, une signification par commissaire de justice reste la solution la plus sécurisante.

Tant que le congé n’a pas été valablement reçu, le préavis ne court pas, et le bail se poursuit normalement.

Durée du préavis selon le type de location

La durée du préavis dépend du type de bail signé. C’est au bailleur de vérifier que le délai annoncé par le locataire correspond bien à la situation juridique du logement.

Location meublée : préavis d’un mois

En location meublée, le locataire peut quitter le logement avec un préavis d’un mois, sans justification particulière. Cette règle est uniforme, quelle que soit la commune. Le bailleur ne peut pas exiger un délai plus long.

Location vide : trois mois par défaut

En location vide, le principe reste un préavis de trois mois. Toutefois, la loi prévoit plusieurs cas de réduction à un mois. Le bailleur doit donc vérifier si le motif invoqué est recevable et s’il est correctement justifié.

Voici la liste des motifs recevables prévus par la loi :

  • Obtention d'un logement social
  • Le locataire touche le RSA ou l'AAH
  • Etat de santé justifiant un changement de domicile
  • Locataire victime de violence dans le couple ou la famille (enfants)
  • Obtention du 1er emploi
  • Changement de lieu de travail
  • Fin de droits de l'assurance chômage
  • Départ en retraite
  • Arrêt d'activité Indépendant ou profession libérale
  • Démission (ou abandon de poste)
  • Perte d'emploi (ou rupture conventionnelle ou fin de CDD)
  • Nouvel emploi consécutif à une perte d'emploi

Synthèse des délais applicables

Type de bail Préavis normal Préavis réduit
Meublé 1 mois Aucun motif requis
Vide 3 mois 1 mois sous conditions
Vide en zone tendue -- 1 mois automatique

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Zone tendue : un impact direct sur la durée du préavis

Si le logement est situé en zone tendue, le préavis d’une location vide est automatiquement réduit à un mois. Le bailleur ne peut pas s’y opposer.

En pratique, il est recommandé de vérifier systématiquement la commune à l’aide du simulateur officiel. En cas de désaccord, la charge de la preuve repose sur le locataire, mais disposer soi-même de la confirmation officielle permet d’éviter toute discussion inutile.

Pour un logement meublé, la notion de zone tendue n’a aucun impact sur la durée du préavis.

Préavis réduit : ce que le bailleur doit contrôler

Lorsque le locataire invoque un préavis réduit en location vide, le propriétaire doit vérifier deux éléments essentiels :
le motif légal et le justificatif joint.

Un préavis réduit n’est valable que si le motif est explicitement mentionné dans la lettre et accompagné d’un document probant. À défaut, le bailleur est en droit d’appliquer le préavis légal de trois mois.

Les motifs les plus fréquents concernent la situation professionnelle (mutation, perte d’emploi, premier emploi), certaines situations personnelles (santé, violences conjugales) ou l’attribution d’un logement social. Sans justificatif conforme, la réduction du préavis peut être refusée.

Loyer et charges pendant le préavis : ce qui est dû

Pendant toute la durée du préavis, le locataire reste redevable du loyer et des charges, même s’il quitte physiquement le logement avant la fin du délai.

En revanche, si le logement est reloué avant la fin du préavis, avec l’accord du bailleur, le loyer n’est dû que jusqu’à la date de reprise par le nouveau locataire. Cette possibilité peut être un levier intéressant pour réduire la vacance locative.

Organisation des visites et fin de bail

Le bailleur peut organiser des visites pendant le préavis, à condition de respecter les plages prévues au contrat et de ne pas porter atteinte à la jouissance paisible du logement. Ces visites sont souvent déterminantes pour limiter la période de vacance.

L’état des lieux de sortie marque la fin effective de l’occupation. Il conditionne le délai de restitution du dépôt de garantie et la possibilité de retenir des sommes en cas de dégradations constatées.

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Dépôt de garantie : délais et précautions

Le dépôt de garantie ne peut pas être conservé pour compenser un préavis prétendument incorrect sans base légale. Sa restitution dépend exclusivement de l’état des lieux de sortie et des sommes restant dues.

Le bailleur dispose d’un délai légal pour restituer le dépôt, déduction faite des éventuelles réparations ou régularisations justifiées. Un dossier complet (photos, devis, factures) est indispensable en cas de retenue.

Erreurs fréquentes côté bailleur

Les litiges liés au préavis proviennent souvent d’erreurs évitables :
confondre date d’envoi et date de réception, accepter un préavis réduit sans justificatif, bloquer indûment le dépôt de garantie ou retarder la relocation par manque d’anticipation.

Une gestion rigoureuse du préavis permet au contraire de sécuriser la transition entre deux locataires et de préserver la rentabilité du bien.

En conclusion

Pour le propriétaire bailleur, le préavis de départ du locataire n’est pas une formalité administrative. C’est une phase stratégique qui conditionne la date de libération du logement, le niveau de loyers perçus et la fluidité de la remise en location. En vérifiant systématiquement la validité du congé, la durée applicable et les justificatifs fournis, le bailleur protège ses intérêts tout en respectant le cadre légal.

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Vie du bail

Guide complet sur l'augmentation de loyer entre deux locataires

Pierre Caumartin

December 15, 2025

Un cadre juridique qui varie selon les zones

L’augmentation du loyer entre deux locataires dépend d’abord de l’emplacement du logement. En zone tendue, le principe est simple : le nouveau loyer doit rester identique à l’ancien, sauf exception. Le bailleur ne peut dépasser le précédent montant que s’il n’a pas appliqué l’IRL depuis plus d’un an, si le logement a été sous-évalué ou si des travaux importants ont été réalisés. Certaines grandes villes appliquent en plus un plafond local, appelé loyer de référence majoré, qu’il est interdit de dépasser.

En dehors des zones tendues, la situation est plus souple. Le propriétaire peut fixer librement le loyer, à condition que le bien reste conforme aux règles générales de décence, d’affichage et d’information. Cette liberté n’est cependant pas totale, car d’autres contraintes peuvent intervenir, notamment la performance énergétique du logement.

La performance énergétique : un critère désormais décisif

La réglementation récente a rendu la performance énergétique déterminante.

DPE A à E : revalorisation possible

Le bailleur peut augmenter le loyer entre deux locataires, à condition que le DPE soit :

  • classé A, B, C, D ou E,
  • et daté de moins de 4 ans.

Cette exigence vise à vérifier que le logement est correctement évalué et que son niveau énergétique justifie la mise sur le marché.

DPE F ou G : aucune augmentation permise

Depuis le 24 août 2022, les logements dont le DPE est classé F ou G sont soumis à un gel total des loyers.

Cela signifie qu’il est strictement interdit :

  • Augmenter le loyer lors de la signature d’un nouveau bail ;
  • Appliquer une révision annuelle du loyer, même en présence d’une claused’indexation ;
  • Proposer une augmentation lors du renouvellement du bail.

Ces règles s’appliquent aux baux conclus à compter du 24 août 2022 et s’étendent progressivement aux baux en cours, au moment de leur reconduction ou renouvellement. Dans les territoires d’Outre-mer, le gel des loyers entrera en vigueur à compter du 1er juillet2024. Concrètement : tant que votre logement reste classé F ou G, le loyer doit rester identique à celui pratiqué précédemment.

Une mesure centrale dans la lutte contre les passoires thermiques

Ce gel des loyers s’inscrit dans une politique nationale visant à éradiquer les passoires thermiques.

L’objectif est clair :

  • Inciter les propriétaires à engager des travaux de rénovation énergétique ;
  • Protéger les locataires contre des logements coûteux en énergie et insuffisamment performants.

Mais cette réglementation ne s’arrête pas au gel des loyers.

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Logement décent : des exigences énergétiques de plus en plus élevées

Tout propriétaire bailleur a l’obligation de proposer un logement décent. Depuis 2023, la performance énergétique fait pleinement partie de cette notion de décence.

Les seuils applicables en métropole

La réglementation prévoit un durcissement progressif :

Depuis le 1er janvier 2023→ un logement mis en location ne doit pas dépasser 450 kWh/m²/an d’énergie finale.

  • À compter du 1er janvier 2025→ seuls les logements classés A à F pourront être loués.
  • À compter du 1er janvier 2028→ les logements devront être classés A à E.
  • À compter du 1er janvier 2034→ seuls les logements classés A à D seront considérés comme décents.

Qu’en est-il des logements en Outre-mer ?

Pour les territoires d’Outre-mer, ces obligations sont aménagées et s’appliqueront à partir du1er janvier 2028.

Dans quels cas une hausse de loyer reste possible ?

Travaux d'amélioration : une marge calculée et contrôlée

Pour qu’une augmentation de loyer soit accordée, les travaux doivent sortir du simple rafraîchissement. Ils doivent réellement améliorer :

  • la performance énergétique (isolation, ventilation, chauffage),
  • le confort (cuisine neuve, salle de bains rénovée),
  • la sécurité ou la conformité (électricité, toiture, menuiseries).

Dans les zones tendues, une hausse de loyer allant jusqu’à 15 % du coût TTC des travaux est possible.
Il faut que :

  • les travaux datent de moins de 6 mois avant la relocation,
  • le logement soit classé A à E,
  • les factures soient conservées et précises.

Sous-évaluation du précédent loyer : une démarche stricte

L’augmentation est permise si le loyer était manifestement inférieur au marché.
Pour cela, il faut fournir :

  • 3 références de logements comparables hors zones tendues,
  • 6 références dans les zones tendues.

Ces références doivent être situées dans le même secteur, avoir une surface et des prestations similaires et dater de moins de 6 mois.
Une simple estimation ou un avis d’agent immobilier ne suffit pas.

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Situation du logement Règle applicable à la nouvelle location Possibilité d’augmenter le loyer ? Conditions ou limites à respecter
Zone tendue – vacance moins de 18 mois Encadrement de la hausse (loyer identique) Non, sauf cas spécifiques Indexation IRL non appliquée, travaux d’amélioration, sous-évaluation du précédent loyer
Zone tendue – vacance plus de 18 mois Fin du plafonnement lié à la vacance Oui Plafonds locaux à respecter dans les villes encadrées (Paris, Lille, Lyon…)
Ville avec encadrement des loyers Loyer de référence + loyer majoré Oui, dans une limite stricte Impossible de dépasser le loyer référence majoré, complément autorisé seulement si caractéristique exceptionnelle
Hors zone tendue Liberté de fixation du loyer Oui Respect du marché local + règles générales (décence, DPE, information obligatoire)
Logement classé A à E Logement autorisé à évoluer Oui, sous conditions DPE de moins de 4 ans ; hausse possible après travaux ou sous-évaluation justifiée
Logement classé F ou G Restrictions énergétiques Non Interdiction d’augmenter le loyer, même entre deux locataires
Travaux d’amélioration > 50 % du dernier loyer annuel Régime de majoration exceptionnelle Oui Hausse jusqu’à 15 % du montant TTC des travaux (zones tendues)
Sous-évaluation du précédent loyer Réévaluation contrôlée Oui Preuves nécessaires : 3 à 6 références comparables, selon la zone

Comment fixer un loyer à la fois légal et compétitif ?

Fixer un loyer conforme suppose de vérifier plusieurs critères.

Le bailleur doit d’abord vérifier le contexte juridique : zone tendue ou non, présence éventuelle d’un encadrement local, performance énergétique, durée de vacance, et conditions dans lesquelles le précédent loyer a été fixé. Ce cadre juridique filtre immédiatement les marges disponibles.

Ensuite, il est indispensable de confronter le bien au marché. Les loyers constatés sur les plateformes spécialisées, les observatoires locaux et les références officielles permettent de positionner le logement dans une fourchette réaliste. Une hausse non cohérente entraîne mécaniquement une vacance locative plus longue.

Enfin, la justification de l'augmentation de loyer est essentielle. Un bailleur doit être en mesure de démontrer la logique du nouveau loyer à l’aide d’un dossier précis comprenant factures de travaux, références locatives, calcul d’IRL et DPE. Cette préparation réduit fortement les risques de contestation.

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Illustrations concrètes

Dans une zone encadrée, un logement standard doit respecter le plafond local. Si le loyer de référence majoré est fixé à 910 €, un bailleur ne peut pas proposer 930 €, même si la demande est forte. Le seul moyen de dépasser ce plafond est de justifier un complément par un critère exceptionnel, ce qui reste rare.

Dans une commune non tendue, un logement ayant bénéficié d’une rénovation sérieuse peut retrouver un positionnement plus élevé. Si les comparables indiquent une fourchette entre 700 € et 760 €, un repositionnement à 740 € est cohérent, à condition que les travaux réalisés apportent une réelle plus-value et puissent être documentés.

Pour un logement F ou G, en revanche, aucune hausse n’est possible. Même des équipements neufs (cuisine, salle de bains, peinture) n’autorisent pas d’augmentation si la classe énergétique reste insuffisante. Seule une rénovation énergétique (isolation, menuiseries, chauffage performant) permet de sortir du gel des loyers.

Augmenter le loyer, c'est possible sous conditions

L’augmentation du loyer entre deux locataires ne peut pas se faire au hasard. Elle obéit à des règles strictes qui varient selon la zone, l'état énergétique du logement et l’existence de travaux ou d’une sous-évaluation. Une approche structurée, documentée et transparente permet de fixer un loyer réellement conforme, tout en préservant la rentabilité du bien. En maîtrisant ces paramètres, les bailleurs peuvent sécuriser leur investissement et proposer un loyer juste, à la fois légal et adapté au marché.

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